Les Projets

L'Ecole, clé du développement

Le succès de l'école est tel qu'aujourd'hui 200 enfants la fréquentent ; on y compte autant de filles que de garçons. Les premiers enfants qui l'ont fréquentée ont fini leur collège aujourd'hui et une faible minorité d'entre eux va au lycée. A cause du mariage précoce des filles, on voit  l'égalité garçons-filles de l'école primaire se rompre dès le collège. Aujourd'hui l'école ne compte que 4 classes regroupées et 4 logements pour les enseignants. Une classe se fait dans le magasin de l'école, une autre sous un modeste préau recouvert de branchages où peuvent se cacher des serpents et une autre est excentrée au village. Puisqu'il y a un couple d'enseignants, seulement  deux sont logés à l'écart de l'école. Aucune classe  ne bénéficie d'une électrification, le logement du directeur est équipé de panneaux solaires et deux institutrices s'en  sont équipées à leurs frais .

Nous envisageons de réaliser une classe neuve par an durant les trois années à venir. Les villageois assureront le quart  du financement par la fourniture de matériaux et de main-d'oeuvre.La responsabilité des travaux sera partagée entre l'association de parents d'élèves et le comité villageois de développement. Il est souhaitable que la construction soit confiée aux maçons du village.

L'électrification des classes  est prévue pour 2014 à condition que le financement nécessaire soit réuni. L'électrification se fera par  panneaux photovoltaïques et l'installation sera menée par l'entreprise CB Energie de Dédougou, qui est reconnue comme une entreprise très sérieuse. 

L'équipement de l'école en toilettes va se poursuivre cette année pendant trois ans encore. La ville de Plancoët appliquant la loi Oudin-Santini sur la distribution d'eau potable et le traitement des eaux usées, notre association bénéficie d'une partie du budget dégagé pour équiper Békuy en toilettes.

 

  • Classe mixte
  • L'institutrice
  • Classe
  • Classe des petits

Un meilleur accès à l'eau potable

Beaucoup de maladies proviennent d'une eau de mauvaise qualité.

Malgré les 3 forages existants sur le village de Békuy, les villageois utilisent encore beaucoup de puits ouverts situés dans les cours des maisons et dont l'eau est de mauvaise qualité.

La réalisation  d'un forage supplémentaire  par an pendant trois ans permettrait

  • à tous les villageois de pouvoir accéder plus facilement à l'eau potable d'un forage.  
  • aux femmes d'alléger leurs corvées d'eau.

Le comité villageois confiera la réalisation des forages" positifs" à des entreprises reconnues pour leur sérieux. Plusieurs entreprises vont être contactées pour faire un devis. Chacune s'engagera à fournir un forage donnant de l'eau potable en quantité suffisante ( débit minimum 1 m3/heure). Les forages seront équipés de pompes India en acier inoxydable comme l'exige les autorités communales. 

Le financement des forages devrait être assuré par des organismes appliquant la loi Oudin-Santini et par la région Bretagne qui va être sollicitée comme co-financeur.

La commune d'Ouarkoye a structuré la distribution de l'eau potable dans chacun des 24 villages. Une association des usagers de l'eau est constituée dans chacun d'eux. Elle est mixte. Elle perçoit une redevance pour l'eau - soit au seau ou au forfait. Elle doit percevoir 75000 CFA par forage et par an. Elle en garde 65000 pour  son fonctionnement, le coût des réparations éventuelles et le salaire de l'agent d'entretien du village. Elle reverse 10000 CFA à la commune pour assurer le salaire d'un agent communal chargé d'inspecter tous les puits de la commune tous les 6 mois.

L'association des usagers de l'eau est aussi chargée de négocier les marchés des forages à réaliser. Le premier le sera dans le quartier Séni, le second dans le quartier Tamini et le troisième dans le quartiers des Peuls. 

L'Agriculture et une alimentation variée

Le bas-fond de 20 hectares  où le riz est cultivé en saison humide doit permettre aux femmes d'avoir une seconde récolte de fruits et légumes en saison sèche . Quarante d'entre elles vont exploiter en commun un jardin d'un demi hectare dont les récoltes permettront de diversifier l'alimentation, de l'enrichir et de combler les carences alimentaires venant d'une alimentation déséquilibrée. Le jardin est déjà équipé du puits qui permet l'arrosage des cultures. Le groupement des femmes nous a demandé notre soutien pour la réalisation d'une clôture en grillage qui protègera le jardin des animaux errants. Elles souhaitent faire une formation de maraîchage avec la direction de l'agriculture qui encourage les projets de ce type. Le matériel sera collectif . Un comité de gestion  assurera le respect du règlement intérieur et percevra les redevances.

Le financement sera assuré par le Conseil Général des Côtes d'Armor et sans doute par une coopérative agricole de la région qui soutient de tels projets dans le cadre d'une politique de mécénat solidaire. Nous sommes impatients de révéler à tous le nom de cette coopérative, dès que nous recevrons son accord officiel de soutien. La mise en place de la clôture et une grande partie des travaux seront faits par les villageois eux-mêmes.